Blue Flower

C'était le 16 Décembre 2008

La neige, au rendez vous pour notre première randonnée raquettes.

Pluie, brouillard, neige, un automne qui se termine et une saison de sports d'hiver qui démarre en trombe. Bref, un 16 décembre incertain au départ de Toulouse mais qui n’empêche pas à une trentaine de gaillardes et gaillards de se rendre sous la neige au petit village de Saint Paul d’Oueil. De nouveaux jeunes retraités nous ont rejoints et apprennent à s’équiper, raquettes aux pieds. La neige encombre les abords de la rue, et il faut moult palabres entre les chauffeurs pour se garer. Après les quelques recommandations d’usage en raison de la quantité de neige, le départ du groupe est donné, en fanfare, vers les crêtes d’Antenac. Le ciel est légèrement voilé mais la température agréable, aussi sous la conduite de Pierrot notre guide, chacun trouve sa place dans la file qui peu à peu s’étire. En effet, la piste, certes bien large, monte régulièrement; en tête les plus jeunes et les plus sportifs se remplacent pour faire la trace, derrière un goupetto se constitue. Ces sénateurs feront l’élastique pendant toute la montée, leurs efforts ne seront pas vains : que du plaisir pour leurs yeux. Puis peu à peu l’environnement montagnard s’éclaire sur cette magnifique file, permettant aux appareils numériques de prendre le relais des gourdes.

Nous nous élevons sans à coup, 300, 400 et 500m; après le mont Né, les 3000 Luchonnais et du Val Louron pointent leur bout de nez. Une dernière halte est nécessaire avant d’affronter la difficulté majeure de cette journée. Une montée très raide dans le bois, les traceurs  recherchant le meilleur itinéraire, effort de chacun et solidarité oblige pour effectuer ces 200 m de dénivelé; pas du tout évident pour les néophytes, mais quel courage !

Enfin le premier col est atteint vers 1750m. S’enfoncer dans  cette poudreuse vierge est un régal, d’autant que les cabanes perdues sur ce plateau illuminé sont là. L’une et ses abords seront aménagés et mis à profit pour un déjeuner tant attendu. Au loin, tout en dégustant nos dernières goulées, nous pouvons distinguer les massifs de la Maladeta et Ariégeois.

14 heures, une dizaine de courageux décide d’effectuer une petite variante  vers les crêtes. Le gros de la troupe se réserve pour la descente; sachant que le bois fera l’objet de surprises hilarantes pour nombreux d’entre nous. Quelques conseils peuvent être utiles, mais voilà, l’application est plus difficile. Nous assistons chacun à notre tour à un véritable feu d’artifice dans cette poudreuse aussi abondante et sans danger pour  nos vieilles carcasses, une descente inoubliable aux dire de certains.

16 heures 30 le soleil disparaît, la brume nous enveloppe peu à peu aux abords de l’arrivée.

L’abreuvoir du village nous sert à effacer toute trace de neige ou de glace de nos raquettes.

Le retour s’effectuera sous la bruine.

En effet, nous avons su saisir les quelques heures ensoleillées, une fenêtre pour notre rando, avant l’arrivée d’une nouvelle perturbation, bref une ballade un peu physique comme l’ont dit certains, heureux de l’avoir faite et appréciée.

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